L’agriculture

L’exploitation familiale

Lors de leur migration à CASA 3, les familles reçoivent, avec la maison, des terres agricoles à cultiver. La surface de ces terres est de plusieurs hectares (jusqu’à 5 ha).Elles doivent être suffisantes pour faire vivre une famille, et cultivables par un ménage.

- Les terres agricoles se répartissent en deux types :

  • les terres de bas-fond :
    situées dans les petits vallons des multiples cours d’eau qui sillonnent la campagne, elles sont irrigables et réservées aux rizières et aux potagers.
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    Rizière de bas-fonds irrigable
  • les terres de plateau :
    situées sur les collines, elles sont réservées aux cultures de plein champs, maïs, manioc, pois de terre etc... Y est aussi cultivé du riz dit "pluvial" qui ne nécessite pas d’irrigation. Un premier labour est fait sur ces terres, par l’ASA, avant l’arrivée des familles.
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    Plantation du manioc sur les plateaux.


    Après plusieurs années d’exploitation, l’ASA prend en charge les démarches administratives auprès de l’État, pour attribuer aux familles les titres de propriétés pour les terres qu’elles ont travaillées. En 2011, les 7 premières promotions ont reçues leurs titres de propriété.

- Les aménagements - les barrages - La re-forestation

L’un des enjeux de cette migration est la mise en valeur de ce vaste territoire de terres vierges, composées d’herbes folles, de termitières et de "Lavakas" (ravines ou effondrement de terrain liés à l’érosion et à la déforestation).

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Plantations pour stopper l’érosion du lavaka


La conquête et l’aménagement de nouveaux espaces cultivables est le maître mot de cette aventure de réinsertion agricole.
Ainsi, des barrages sont construits sur les cours d’eau (avec l’aide financière de l’association CASA-Tana) et, grâce à des travaux d’irrigations, de nouvelles terres de bas-fond seront créées pour les rizières, ou pour des bassins de pisciculture.

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Barrage à Vohitsara, la 11e promotion


De vastes chantiers de re-forestation sont régulièrement entrepris par les villageois et les écoles.
La pépinière de l’ASA fournit les jeunes plans de variétés diverses.

- Le petit élevage

Dès leur accueil à l’ASA, les familles apprennent à conduire un petit élevage de volailles (poules, oies, canard) et de cochons. Lors de leur migration elles ont déjà constitué leur cheptel et le revenu de cette activité est essentielle dans la vie de leur exploitation.

-  Les zébus

Deux zébus sont donnés à chaque famille, avec charrette, charrue et sarcleuse. Ces bovidés sont non seulement indispensables pour les labours et le transport, mais ils sont, de plus, à la base de la fumure des sols....

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Chaque famille reçoit en dotation 2 zébus et une charrette.

Le zébus est le signe de richesse à Madagascar et objet de convoitise des dahalo (voleurs de zébus).
Pour les familles, il est source de bonheur et d’inquiétude.

Les structures professionnelles

- Le Groupements des Producteurs Ruraux. - Le GPR

L’ASA a beaucoup encouragé et aidé au développement des structures professionnelles à travers le GPR. Plusieurs associations villageoises ont été fédérées dans ce cadre pour être un levier de développement agricole et économique dans le secteur.

Cette association gère :

  • 3 greniers communautaires, répartis sur l’ensemble de la concession.
    Les greniers communautaires permettent aux paysans adhérents de conserver leurs récoltes dans de bonnes conditions et sont des outils de lutte contre la spéculation des récolteurs ambulants.
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    Le grenier communautaire


    Le GPR joue le rôle de banquier. En période de moisson, il paye au producteur le kilo de riz au prix bas du marché. Puis vend la récolte, plus tard en période de soudure, à prix plus élevé, aux commerçants. Les paysans reçoivent alors leur complément de recettes.

  • des centrales d’achat,
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    Une centrale d’achat
  • un ensemble de matériels agricoles : décortiqueries, tracteurs etc... utilisables par les agriculteurs dans certaines conditions.
  • Le GPR propose, aussi, des cycles de formation à ses adhérents

-  L’encadrement personnalisé

L’ASA emploie des conseillers agricoles pour accompagner les villageois. Leur appui est particulièrement important les premières années d’implantation des familles qui ont tout à apprendre des variétés des terres sur lesquelles elles travaillent, du cycle des cultures, des soins à donner aux bêtes.
Ils sont, pour une bonne part, les agents de la réussite ou de l’échec de l’autonomie des familles.

Le Centre des Métiers Ruraux (CMR) - La pépinière

Portfolio

  • Labours des familles
  • Labours
  • Un potager familial
  • Un lavaka
  • Une termitière