9 juin 2016 : JMLCP

De quoi parle-t-on ?

De la Journée Mondiale de Lutte Contre le Paludisme (JMLCP), bien sûr... Elle a eu lieu à Ampasipotsy, la "capitale" de la ZMA, le 9 juin 2016 !

Cette journée mondiale consiste à sensibiliser et informer les populations sur cette maladie infectieuse qui touche beaucoup les pays tropicaux. La Grande Ile est bien concernée.

Une pléiade de personnalités dont le Directeur du Cabinet du Ministère de la Santé Publique, le Directeur Général des Etablissements Hospitaliers Universitaires, le représentant du chef de région Bongolava, le préfet de Tsiroanomandidy, les représentants de l’USAID, de l’OMS, de l’UNICEF, de l’ASOS, de l’ASA, de l’ONG Famille, les Directeurs Centraux du Ministère de la Santé Publique, les Directeurs Régionaux de la Santé, les Directeurs Régionaux de Tsiroanomandidy, le vice président de Radio Bongolava ont honoré de leur présence la célébration.

Le site du Ministère de la Santé de Madagascar en donne un compte rendu, très largement illustré.

Ampasipotsy, une commune rurale enclavée accueille la célébration de la Journée Mondiale de la lutte contre le Paludisme 2016

Ampasipotsy, l’une des 26 communes du district de Tsiroanomandidy, région Bongolava [1] a accueilli ce 09 juin 2016 la célébration officielle de la Journée Mondiale de la lutte contre le Paludisme. Cette commune se caractérise par son enclavement ; la route étant impraticable après celle goudronnée venant d’Antananarivo, vers la bifurcation menant à Akadinondry Sakay. Les 30 Km de piste poussiéreuse, entourée du paysage typique de Bongolava, se parcourent en trois heures, mais cela n’a pas empêché une lourde délégation d’autorités sanitaires, administratives locales, centrales et les partenaires techniques et Financiers d’honorer la célébration de la JMP. Durant son allocution, le maire d’Ampasipotsy a révélé qu’il n’y a presque plus de cas de paludisme dans sa commune grâce à la Campagne d’Aspersion Intra Domiciliaire et à la Distribution de Moustiquaires. Le représentant des partenaires mais aussi de l’OMS a évoqué la nécessité de maintenir les acquis parce que le Paludisme est encore un problème de Santé Publique en Afrique. Le Directeur du Cabinet qui a représenté le Ministre de la Santé Publique a réitéré les messages clés de la prévention contre le Paludisme.

Il faut rappeler que malgré les efforts entrepris le paludisme est encore un problème de santé publique à Madagascar et les chiffres évoquent que plus de 35 % des enfants de moins de cinq ans en sont atteints. Et les célébrations de Journées Mondiales sont des opportunités pour sensibiliser la population.

La Direction de la Lutte contre le Paludisme et ses partenaires techniques et Financiers : USAID, PMI, OMS, UNICEF, Global Fund et Roll Back Malaria ont inauguré les festivités en organisant des manifestations culturelles et sportives pour les écoles et les associations d’Ampasipotsy les jours auparavant. Les gagnants du concours de chant, de poème sur la lutte contre le Paludisme, mais aussi ceux des matchs de football et de volleyball ont été récompensés le jour de la célébration. Les écoles qui ont participé ont reçu des kits de sensibilisation.

Ampasipotsy est aussi une localité de réinsertion des familles nécessiteuses d’Antananarivo depuis 1991, grâce aux actions de l’association Ankohonana Sahirana Arenina ou ASA. Son représentant a révélé que 2100 familles vivant dans 19 villages ont réussi leur réinsertion sociale. Les habitants de cette commune ont pu aussi apprécier le carnaval des élèves et des agents communautaires, Honorat et Eric du groupe Fou Hehy et les chanteurs Lola et Stéphanie durant la célébration. Le « Vary be Menaka », tradition culinaire bien malagasy a clôturé la célébration officielle [2]

[1De fait, Ampasipotsy est sur la commune de Maroharona, une des 18 communes du district de Tsiroanomandidy. La région Bongolava a 26 communes partagées entre le district de Fenoarivobe (8 communes) et le district de Tsiroanomandidy.

[2Le "vary be menaka", ou littéralement « le riz plein d’huile », est la viande d’un zébu sacrifié, découpée en gros morceaux, cuite seule dans une grande marmite, et servie avec de grandes assiettes de riz. C’est la graisse du zébu qui rend la cuisson parfaite.

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